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Les dossiers thématiques |
| La vision des couleurs |

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Imaginez un monde sans couleur… La vie serait d’une tristesse inouïe. Et pourtant! Les couleurs n’existent pas. Le coquelicot que vous contemplez n’est ni rouge, ni violet, ni jaune. Ce qui lui donne sa teinte, c’est uniquement la lumière.
Le coquelicot, pour reprendre cet exemple, absorbe la plupart des ondes qui composent la lumière naturelle, à l’exception de celles correspondant au rouge, qu’il renvoie. Raison pour laquelle nous le percevons de cette couleur et pas d’une autre. Et il en va de même pour tout ce qui nous entoure. Les couleurs ne sont en effet pas une propriété de la matière.
La vision des couleurs nous vient de l’interprétation qu’en fait notre système visuel (rétine, puis cerveau). Celui-ci interprète les longueurs d’ondes des rayons lumineux émises par les objets et les éléments qui nous entourent. Pour simplifier, on peut dire qu’une longueur d’onde correspond à une couleur |
Un mécanisme complexe
Les mécanismes qui nous permettent de voir les coloris sont très complexes. Schématiquement, la vision des couleurs est rendue possible grâce à trois types de cellules rétiniennes, appelées cônes, permettant de décerner les 3 couleurs fondamentales : rouge, vert et bleu. A partir de ces trois coloris, notre système visuel sait reconstruire toutes les teintes.
Les signaux sont transmis par voie optique vers le cerveau sous forme de messages codés: rouge-vert et bleu-jaune. La sensation colorée est ensuite élaborée par le cerveau - au niveau du cortex visuel -, puis d’autres centres cérébraux nous font prendre conscience de la perception colorée. Le tout en une cinquantaine de millisecondes seulement.
Dès l’âge de deux mois, le nourrisson distingue certaines couleurs, mais c’est vers la fin de l’enfance que la vision adulte des coloris est optimale. Un être humain dont la vision est considérée comme normale est capable de percevoir 15000 nuances. Mais parfois, il y a un problème.
Le daltonisme
De nombreux tests ont été élaborés pour étudier la vision des couleurs. L’ophtalmologue choisit les tests en fonction de la maladie qu’il suspecte chez son patient. Les troubles de la vision peuvent en effet avoir diverses origines: héréditaires, liées à une maladie ophtalmique ou à une maladie générale.
Si votre petit garçon s’évertue, malgré toutes vos explications, à ramasser les fraises alors qu’elles sont encore vertes, il est peut-être atteint de daltonisme. Cette anomalie de la vision a été décrite, il y a deux siècles, par John Dalton, qui en était lui-même affecté. Il ouvrait alors la voie à un champ de découvertes passionnantes, portant sur la physiologie de la perception colorée.
Les daltoniens (8% des hommes, 0,5% des femmes) ne disposent pas des trois canaux normaux pour former les couleurs. Il peut arriver que l’un d’entre eux manque (le plus souvent le vert ou le rouge), entraînant des confusions plus ou moins grandes. Certains métiers leur sont alors interdits, comme pilote, conducteur de chemin de fer, électricien ou laborantin. Le dépistage est souvent fait par le médecin scolaire, à l’aide de planches colorées destinées à piéger le déficit. Mais seul un ophtalmologue peut faire un diagnostic précis, qualitatif et quantitatif.
Il arrive aussi que l’un des trois canaux soit déficient, n’entraînant que des difficultés mineures. Enfin, dans certains cas, très rares, les cônes présents dans la rétine sont dépourvus des trois pigments habituels permettant de voir les couleurs. La personne ne voit alors le monde qu’en noir, blanc et différentes nuances de gris.
Autres troubles
Les daltoniens ne sont pas les seuls à confondre les couleurs. Certaines maladies, oculaires ou générales telles que le glaucome ou le diabète, peuvent aussi entraîner des altérations de la perception des coloris. Comme elles apparaissent très souvent à un stade précoce de la maladie, leur découverte permet d’intervenir rapidement pour mettre en place un traitement. Contrairement aux anomalies de la vision héréditaires, ces atteintes sont fluctuantes et la vision revient à la normale grâce au traitement de la maladie.
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Le phénomène des arcs-en-ciel
Pour autant que nous soyons dotés d’une bonne vision des
couleurs, les averses par temps ensoleillé nous permettent
d’observer un phénomène magnifique: les arcs-en-ciel. Poétiques, les
Grecs de l’Antiquité y voyaient l’écharpe de la
déesse Iris. Plus scientifique dans son approche, Aristote
pensait que les rayons du soleil se réfléchissaient sur les
gouttes d’eau des nuages, et que l’ombre des nuages
mêlée à la lumière du soleil donnait les couleurs de l’arc.
En réalité, un arc-en-ciel est le résultat de la réfraction et
de la réflexion des rayons du soleil dans les gouttelettes
de pluie. |
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Test Ishihara
Un chiffre est dissimulé dans chacun de ces cercles.
Quels sont ces chiffres? |
Si vous ne pouvez pas lire le chiffre indiqué dans chaque cercle…vous êtes susceptible d’avoir une altération de la perception des couleurs. Dans ce cas, nous vous conseillons de consulter un médecin ophtalmologue.
Réponses : 16 - 74 - 45
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